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Burn out des enfants

Par le 23 Mai 2016 dans la catégorie actualité, burn out, Divers, éducation, enfant, magazine

Et si on en demandait trop à nos enfants ? Phénomène inquiétant, les cabinets de psychologues ou de sophrologues se remplissent de petits entre 5 et 10 ans. Du mal à dormir, du mal à se concentrer, anxieux, angoissés, nos enfants consultent beaucoup plus qu’il y a quelques années. Souffrent-ils tous ou est-ce les parents qui transposent leurs angoisses sur leur progéniture ?  Je pourrai répondre, en ce qui concerne ma pratique dans mon cabinet, 50-50. Certains parents veulent tellement que leur enfant aille bien (ce qui est évidement compréhensible), qu’ils consultent au moindre petit relâchement. « Il faut que vous l’aidiez à se concentrer, il rêvasse trop… » Ah oui ? Mais rêvasser, ça fait du bien , non ? Bon, en plein milieu d’une dictée, c’est pas le bon moment, mais si c’est ponctuel… Et puis, il y a l’enfant qui est vraiment fragilisé. Il dort mal, est parfois triste, s’inquiète excessivement… Dans ce cas, une consultation auprès d’un médecin et d’un psychologue est obligatoire. La sophrologie ne suffit pas. En questionnant l’enfant sur son rythme de vie, ses activités, on comprend vite qu’il est débordé, qu’il n’a plus le temps de rêvasser justement. L’école, la musique, le sport, les ateliers créatifs, les visites culturelles…Si petit avec un emploi du temps de ministre ! Nous parents, nous voulons tellement bien faire, offrir le maximum de connaissances à nos bambins, que, sans le vouloir, on les conduit à un burn out. Trop d’activités nuisent à son équilibre. L’enfant a besoin de s’ennuyer, et, dans notre société, on ne fait pas l’éloge de l’ennui. Et on devrait. C’est dans ces moments que l’enfant se retrouve, qu’il peut décompresser et laisser aller son imagination. Combien d’enfants enchaînent les activités le mercredi après-midi ? Un vrai marathon… Pas de place à l’imprévu, tout est minuté… « Dépêche toi, on a pas le temps, on va être en retard… » On impose un rythme infernal qui fatigue et stresse toute la famille. C’est dans l’air du temps. L’offre des loisirs se multiplie et en bon consommateurs que nous sommes, nous nous y précipitons avec nos gosses, et en pensant bien faire… Alors quand un petit ne va pas bien, commençons par alléger ses journées et voyons comment il se sent.  Pour info, je vous renvoie à cette étude de unicef et et à cet article du Figaro...

Stress et hospitalisation, remarques à nos amis soignants

Par le 20 Mar 2016 dans la catégorie Divers

Chers amis chirurgiens et soignants, Je n’ai rien contre vous, bien au contraire. Vous êtes là pour nous sauver de nos divers maux, et, à ce titre, nos destins sont étroitement liés. Mais est-ce une raison pour être si distant voire parfois méprisant ? Oui, nous savons, vous devez vous protégez, ne pas vous laissez aller dans le monde impitoyable de l’affection… Mais un peu d’empathie, est-ce incompatible ? Se retrouver à l’hôpital, même pour une opération bénigne, est toujours un peu inquiétant. Oh, au plus profond de nous, nous savons que cela va aller mais on ressent quand même la petite pointe d’anxiété. Ce petit sentiment désagréable ne fait que s’amplifier au fil du temps. Nous voilà déguisés en malade, chemise d’hôpital, plus de sous vêtement…. Nous avons perdu notre identité, sommes devenus le symptôme, l’opération numéro xxx dans votre emploi du temps. On nous descend ou monte au bloc. Et là, on découvre que les portes laissent passer notre brancard au millimètre près. Forcément, il y a quelques heurts… J’imagine le patient qui fait 110 kg et qui a mesure 20 cm de trop par rapport à la taille du lit… Le voyage doit être tumultueux. Le brancardier est trop pressé et marque le passage à la déshumanisation. Puis c’est l’attente dans les couloirs. Tous les brancards sont en rang d’oignon, nous attendons notre tour. Petite perfusion posée vite fait dans le couloir, c’est déjà cinq minutes de gagné. Arrivée dans votre sanctuaire, le bloc. Transfert chaotique sur la table d’opération. Et là, on redemande trois fois si on est bien l’opération xxx. Les infirmières s’activent, préparent tout pour votre entrée. Le malade attend, allongé parmi les ustensiles, il fait parti du décor. Et quand vous passez la porte, pas un mot. Oh, un simple « bonjour Madame, c’est moi qui vais vous opérer » m’aurait suffit. Vite, faut dormir maintenant. Et le réveil est tout aussi impersonnel. On s’entasse dans une salle. Les réveils se font comme les opérations, à la chaine. On reprend conscience au son de la voix des infirmiers, enfin au son de leur discussion personnelle… Je comprends que nous sommes beaucoup à devoir être soignés et que le planning est chargé. Mais je demande juste un peu plus d’humanité. Etre considéré comme une personne et pas comme un symptôme ou un bout de viande à charcuter. Amis soignants, n’oubliez jamais que vous soignez la femme, la mère, le fils, l’ami de quelqu’un . Bref vous soignez un être humain avec son histoire, sa personnalité. Arrêtez de dépersonnaliser à ce point tous ces actes médicaux. Pensez qu’un simple « bonjour » peut être apaisant. Merci d’être de très bons techniciens, mais à l’avenir, faites un effort sur le...

Miracle Morning

Par le 2 Fév 2016 dans la catégorie actualité, bien-être, café, Humeur

Je me réveille ce matin vers 8h… Un café en main, j’allume mon ordinateur et commence ma revue de presse quotidienne. Je tombe sur un article du Monde qui attire mon attention Le Monde, morningophiles, ils se lèvent à 5h pour aller mieux Se lever aux aurores serait la solution… Un 5 à 7 pour soi… Du temps pour lire, courir, méditer, écrire… Sur le papier, ça a l’air sympa. The miracle morning nous vient évidement des Etats-Unis. D’après son précurseur Hal Elrod, se lever tôt nous rendrait plus performant. Tout ça, je veux bien y croire. Faire du sport ou méditer pour commencer sa journée, arriver au boulot en grande forme, ça ne peut être que bénéfique. Et ça génère aussi tout un nouveau business: salle de sport avec des cours dès 6h, des ateliers before work, des applis pour se lever… Une nouvelle façon de vivre à essayer… Oui mais… Quand je vois ma tête à 8h, je me dis qu’à 5h, ça doit être pire ! Quand on a des enfants, qui éventuellement se réveillent la nuit une, deux ou trois fois, est-ce que vraiment on est fait pour le miracle morning ? J’aimerais dèjà vivre une miracle night… Si vous y arrivez, toutes mes félicitations car je suis convaincue que cela doit faire du bien. Un jour j’essaierai ! En attendant, je vais continuer à tester les bienfaits de la...

Quoi de neuf lundi?

Par le 18 Jan 2016 dans la catégorie actualité, brève, Divers, revue de presse, stress

Quoi de neuf dans l’actu ? Quelques brèves à lire au passage… –Futura sciences établit un rapport entre le stress et le bégaiement. Et si un choc pouvait voir une répercussion sur notre langage ?http://http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/qr/d/corps-humain-causes-begaiement-stress-il-facteur-declenchant-6117/ -Les ados dorment mal. Top santé les met en garde: le manque de sommeil favorise le stress. Et vice-versa… Alors réagissez vite ! http://www.topsante.com/maman-et-enfant/ados/sante-des-ados/ados-le-manque-de-sommeil-favorise-le-stress-609037 –Les ados sous- pression: 30% d’entres eux seraient « mal dans leur peau ». http://www.francetvinfo.fr/societe/education/stress-et-mal-etre-frappent-de-plus-en-plus-les-adolescents_1266961.html –Petit régime après les fêtes: mais attention le stress empêcherait la perte de poids http://www.virginradio.fr/le-stress-pire-ennemi-de-votre-regime-a490871.html – Alors Grazia nous propose 6 aliments anti-stress...

Les temps changent

Par le 12 Jan 2016 dans la catégorie bien-être, médecine douce

Le baromètre pages jaunes santé 2015 vient de sortir. Grâce à cette étude, nous pouvons voir quelles sont les recherches les plus fréquentes des français. Surprise (ou pas ), on apprend que 4,8 millions de personnes ont voulu trouver un praticien en médecine douce, soit une hausse de 61% en 2014 par rapport à 2013. En tête, les hypnotiseurs suivis des magnétiseurs et des sophrologues. Bon, en tant que sophrologue, je ne pense pas intervenir dans la même catégorie que les magnétiseurs, mais l’étude est tout de même intéressante. Pourquoi un engouement pour ces méthodes alternatives alors qu’elles ne sont pas ou quasiment pas prises en charge par les mutuelles ? Ces pratiques ne remplacent évidement en rien une consultation médicale. Seul le médecin est compétent pour soigner une pathologie. Mais, ces techniques offrent un complément, une prise en charge de l’angoisse, de la douleur, de façon douce. Nous sommes peut-être en train de quitter l’ère du « trop de médicaments » pour revenir à quelque chose de plus naturel. Prenons ici l’exemple de la sophrologie, mieux vaut certainement quelques séances de sophro qu’une prescription d’anxiolytique (sauf pour des cas graves bien sûr). Les médecins eux mêmes proposent de plus en plus à leurs patients de se tourner vers ces pratiques dites alternatives.Le comportement des français est, j’espère, en pleine évolution. Nous prenons conscience que nous sommes acteurs de notre bien-être. Je pense que chacun peut trouver une méthode qui lui convient ainsi qu’un praticien sérieux...

2016…

Par le 12 Jan 2016 dans la catégorie Divers

Bonne et heureuse année à tous. Espérons que 2016 chasse vite 2015 et que nous retrouvons notre sérénité. Tous mes voeux de bonheur et n’oublions pas de profiter de chaque instant.

Calme et attentif comme une grenouille

Par le 12 Nov 2015 dans la catégorie bien-être, enfant, sophro, stress

Une initiation à la méditation pour les enfants. « Calme et attentif comme une grenouille » d’Eline Snel est à consommer sans modération pour les enfants de 5 à 10 ans mais fait aussi beaucoup de bien aux plus grands et aux adultes. Un CD où les méditations sont lues par Sarah Giraudeau qui est parfaite dans l’exercice. Si votre enfant est un peu stressé ou s’il a du mal à se calmer, à gérer son énergie ou bien ses peurs, ce livre est fait pour lui. Les « exercices « sont courts, l’enfant apprend vite à prendre conscience de son corps et de sa respiration. Très vite, il peut s’approprier des techniques qui l’aideront à différents moments de la journée (à l’école avant un contrôle, en cas de cauchemars, de grosse colère…). En tant que parent, c’est très agréable de partager ces méditations avec ses enfants. Cela crée un vrai moment de complicité. On peut ensuite échanger sur son ressenti. Bref, vous l’aurez compris, je suis conquise ! A consommer sans...

Le stress et vous: Rencontre avec Olivier Saintemarie, pilote de ligne

Par le 10 Nov 2015 dans la catégorie le stress et vous, pilote de ligne

Sophro et stress lance une nouvelle série de rencontre avec des personnes de tous horizons afin de savoir tout sur leur stress et sur la façon dont elles le gèrent. Aujourd’hui, nous commençons notre thématique avec un charmant pilote de ligne, Olivier Saintemarie. Olivier, vous êtes pilote de ligne depuis un certain temps. Vous avez du recul maintenant sur votre profession. De l’extérieur, on s’imagine que ce doit être un métier très stressant où la pression doit être très forte. Est-ce que n’importe qui peut devenir pilote ? Olivier Saintemarie: Tout le monde peut acquérir les compétences techniques pour devenir pilote, mais tout le monde ne peut pas réussir à maîtriser son stress. Il n’y a pas deux vols identiques donc on ne peut pas formater un pilote et lui apprendre tous les types de vols auxquels il devra faire face. Certains vont paniquer dès qu’ils se retrouveront dans une situation non connue. C’est là qu’on voit si le pilote est bon ou pas, s’il est capable de gérer la situation de manière claire tout en prenant du recul. Plus on connait son boulot, plus on maîtrise son stress. Attention, un jeune pilote peut être aussi bon voire meilleur qu’un pilote plus expérimenté. C’est surtout une question de personnalité. A tel point que chez Air France, les tests sont d’ordre psychotechnique, entretien psychologique individuel et en groupe. On considère que n’importe qui finira par apprendre à voler mais le comportement ne s’apprend pas. Sophro et stress: On dit que certaines personnes ont besoin de ressentir une certaine dose de stress, d’adrénaline pour se sentir bien, épanoui. C’est le cas pour vous ? OSM: Oui, c’est le cas pour beaucoup d’entre nous. On n’a pas envi de faire un travail de bureau. On recherche ce petit moment où l’on va se faire peur tout en le contrôlant. Sophro et stress: Donc un pilote doit avoir une personnalité particulière ? OSM: Oui, on est pas des chauffeurs de train (et je n’ai rien contre les chauffeurs de train), mais eux suivent des rails, pas nous. Nous, on a cet imprévu qui est excitant. Sophro et stress: Apprenez-vous à gérer votre stress ? OSM: On a une formation qui est continue. On n’est pas pilote à vie, contrairement à un médecin ou un avocat qui l’est dès qu’il obtient son diplôme. Tous les ans, on repasse au simulateur et on peut perdre notre boulot. On est entrainé au simulateur à gérer les pannes et les situations très critiques. On arrive même, alors qu’on sait que ce n’est qu’une simulation, à vivre des situations de stress intense. A force d’en faire, on prend du recul. On a toujours une inquiétude mais ce stress va nous permettre de puiser un certain nombre de ressources que l’on ne croyait pas avoir. Sophro et stress: Vous arrivez à trouver votre dose de stress optimal ? OSM: Oui, pour ne pas se faire envahir, on va trouver la dose de stress qui nous rend le plus compétent. On ne voit pas le stress comme quelque chose de négatif, on arrive à le rendre positif. Et puis l’avantage, c’est que dans un cockpit on est deux. Mais parfois, c’est le copilote qui va me stresser. Il faut donc bien se connaitre pour gérer ça. On a tous nos techniques. Certains respirent, moi, je recule mon siège un tout petit peu, juste de manière physique à prendre un peu de recul. Et tout d’un coup, je regarde la situation de manière plus large, avec du recul. Sophro et stress: Et dans la vie privée, vous gérez aussi bien votre stress ? OSM: On est souvent pas du tout les mêmes. J’ai plein d’amis qui ne m’imaginent pas pilote. Mais dès que je rentre dans un cockpit, on ne me reconnait pas. Je deviens très carré, une machine pro. Sophro et stress: Pour vous, le meilleur anti-stress ? OSM: Le sport, courir et évacuer, parler. Surtout ne pas garder un incident ou une rancune pour soi. Dans un avion, on ne doit pas évacuer. On doit toujours garder son calme. Il faut donc disperser les tensions dès qu’on arrive au sol. Sophro et stress: Comment gérez-vous le fait d’avoir entre vos mains la vie des passagers ? OSM: Je crois que l’on fait ce métier car on aime avoir cette responsabilité. C’est agréable ce sentiment de puissance, de se dire « tiens la vie de ce gars est entre mes mains ». Sophro et stress: Et le stress des passagers, comment le gérez-vous? OSM: La base de tout c’est la communication, mais il ne faut pas non plus trop communiquer. le personnel navigant doit toujours avoir l’air détendu, jamais inquiet. L’attitude non verbal suffit souvent à rassurer les passagers. Même s’il y a un gros problème, surtout dire que tout est sous contrôle. Sophro et stress: Si un passager « pète les plombs » ? OSM: C’est l’hôtesse qui gère. Cela dépend de sa personnalité. Pour les phobiques, on tente de les rassurer, de les materner. Pour les passagers « embêtant », il faut toujours aller dans leur sens  » oui, monsieur, on va s’occuper de vous, voir si on peut vous changer de siège etc… » On est confiné dans un avion. Une situation peut vite devenir explosive, dire « oui on va voir », suffit souvent à calmer la personne. Et pour les ingérables, on les attache...

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